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Dimanche 11 novembre 2007

Pour cause d'examen professionnel à préparer et d'une autre raison dont je parlerai ultérieurement, j'ai très peu de temps pour lire en ce moment (en 10 jours, j'en suis à peine à la page 200 d'Harry Potter), et encore moins à consacrer à ce blog. Mais ce n'est que temporaire, je reviens bientôt !  

Je vous laisse avec la douce voix de Kokia (comment ça vous ne savez pas qui est Kokia, j'ai fait un article sur elle, vous n'avez aucune excuse !) et sa chanson culte "I believe". Elle est un peu lente en live mais la fin déchire.



Bon dimanche !

par Caroline publié dans : J-pop
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Mercredi 19 septembre 2007
En attendant ma prochaine critique, poursuivons notre passionnante exploration du monde mystérieux de la chanson japonaise. Aujourd'hui, c'est Rurutia qui est en vedette, avec sa craquante chanson "Lost butterfly". Adeptes des voix murmurées à la Mylène Farmer, vous allez adorer Rurutia !

par Caroline publié dans : J-pop
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Mercredi 18 juillet 2007
Je suis en train d'écrire un billet sur L'ombre du vent, un roman espagnol de Carlos Ruiz Zafon, ce qui est très difficile car j'ai littéralement A-DO-RE ce livre. Je ne sais pas pour vous, mais je trouve beaucoup plus simple de dire du mal d'un ouvrage que d'en faire l'éloge ! La critique, aussi bonne qu'elle soit, est rarement à la hauteur du roman qui l'inspire.

En attendant la mise en ligne de l'article, je poursuis ma lancée "J-pop" avec une vidéo de Namie Amuro, autre grande star nippone. Personnellement, je la trouve glaciale et peu sympathique, mais un visiteur de ce blog sera peut-être sensible à son charme... En tout cas, ne cherchez pas de spécificité japonaise dans la chanson (son titre est "No"), c'est du
100% RnB !

par Caroline publié dans : J-pop
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Mercredi 27 juin 2007

Je pars quelques jours et ne serai de retour que lundi prochain. Pas de nouveaux articles jusque-là, mais à mon retour je vous promets que je reparle de livres !

Nous nous quittons sur une touche de douceur puisque je vous remets la chanson "Dandelion" de Kokia (qui a dit que je faisais du prosélytisme ??!!), mais cette fois-ci dans une version piano-voix. Plus classique mais toujours superbe. 

 

par Caroline publié dans : J-pop
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Lundi 25 juin 2007

Après Ayumi Hamasaki, voici Kokia, la seconde chanteuse japonaise que je devais vous présenter.

Kokia fêtera ses 31 ans en juillet prochain. Auteur-compositeur-interprète, elle a actuellement à son actif 15 singles, 5 albums et 1 best-of. A la différence d’Ayu, le succès de Kokia au Japon est très modéré (on est à des années-lumière des 45 millions de disques vendus), même si sa réputation est bien établie sur le reste du continent asiatique, à commencer par Taiwan et Hong Kong. 

J’ai une affection particulière pour Kokia car elle est la première artiste de Jpop que j’ai découverte, il y a de cela cinq ou six ans. Après avoir entendu quelques chansons d’elle sur un site Internet, je me suis empressée de me procurer ses CD (acheter des CD au Japon, une grande aventure), et je continue aujourd’hui à suivre sa carrière de près. Kokia n’est pas une beauté, elle s’habille en général affreusement mal, mais ses performances vocales exceptionnelles effacent tout le reste. Kokia est une artiste taillée pour le live, et il faut la voir sur scène pour réellement apprécier son talent à sa pleine mesure. Et justement, ses fans français ont eu la chance de la voir deux fois en concert à Paris : elle est venue en janvier 2006 à l’Espace Saint-Martin et en janvier 2007 au Bataclan. Savez-vous combien d’artistes japonais se produisent sur notre territoire chaque année ? Eh bien je peux vous assurer qu’ils se comptent sur les doigts d’une main ! Et tenez-vous bien ! Kokia revient en 2008 pour deux concerts à Paris et un à Bruxelles ! Inutile de préciser que j’ai déjà réservé mes places. 

Kokia sur scène, c’est un enchantement. Seulement accompagnée de son piano comme en 2006 ou de deux musiciens comme en 2007, elle se transcende et devient presque magique (bon, il faut le voir pour le croire). Même les gens qui viennent assister à ses concerts sans la connaître tombent sous le charme (durant son premier concert, un des vigiles pleurait pendant une de ses chansons, c’est dire). J’adorais ses CD, mais après avoir entendu les chansons en live, j’ai trouvé les versions studio bien fades ! 

Dans un style plus sobre qu’Ayumi (pas difficile me direz-vous), Kokia se démarque par sa voix exceptionnelle à laquelle les vidéos que vous allez voir sont loin de rendre justice. Là encore, j’ai eu du mal à choisir car j’ai l’impression qu’aucune ne permet vraiment de rendre compte du potentiel de Kokia. Enfin, ça vous donnera déjà une idée.


1) Voici pour commencer "Kokoro" (coeur en japonais). Ce n'est pas sa meilleure chanson, même si elle est jolie, mais elle rend très bien en live.




2) Et voici "Chouwa oto", superbe chanson avec ses sonorités orientales et ses choeurs qui se superposent. Un must parmi les fans.


3) Un extrait d'une émission de télévision, "The long tone". Le but est pour l'invité de tenir une note le plus longtemps possible (30 secondes pour Kokia). C'est idiot, je sais, mais les Japonais adorent les émissions débiles. A la base, Kokia a une formation de chanteuse lyrique (elle a étudié l'opéra dans le plus grand conservatoire du Japon), et ça s’entend…
 


4) Voici le clip de sa chanson "Dandelion" (2005). Dans sa version CD, il y a une musique, mais pour le clip, Kokia a choisi de l'interpréter a capella, avec simplement des percussions qui s'ajoutent au fur et à mesure. Le résultat est très original. 



5) Le clip de sa chanson "Tenshi" qui date de 2001. Comme vous pourrez le constater, les clips de Kokia se caractérisent par leur minimalisme (que voulez-vous, budgets serrés...). Cette chanson est plus rythmée, c'est avec elle que j'ai appris à apprécier Kokia.



6) Et enfin, un extrait de son concert de janvier dernier au Bataclan (souvenir ému). Vivement l’année prochaine !


Cerise sur le gâteau : deux de ses CD, un best-of et un album original (pas le meilleur mais quand même de bon niveau) sont sortis en France. La preuve ici.

 

Alors, entre Ayu et Kokia, quel est votre verdict ?

par Caroline publié dans : J-pop
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Samedi 23 juin 2007
Prêts pour le match ? C'est parti ! 

Première concurrente : Ayumi Hamasaki, longtemps surnommée la « 
Reine de la Jpop » (tout un programme). 

Ayumi Hamasaki (Ayu pour les fans), qui fêtera cette année ses 29 printemps, a déboulé dans le monde de la musique en 1998. Figure emblématique et hypermédiatisée de la pop japonaise, elle est cependant très controversée et possède autant d’adorateurs que de détracteurs. En seulement neuf ans de carrière, son palmarès est impressionnant, jugez vous-même :
-          45 millions de disques vendus (rien que ça) ;
-         9 albums originaux (et oui, un par an en moyenne, admirez la productivité) et 4 best of. Tous se sont classés en 1ère position des meilleures ventes de disques ;
-          une flopée d’albums remix ou acoustiques ;
-          41 singles (25 se sont classés en 1ère place des meilleures ventes de disques, dont 14 de manière consécutive, record battu) ;
-          pas loin de 60 clips vidéo tournés ;
-      9 tournées nationales et 1 tournée en Asie (auxquelles s’ajoutent les « countdown live », ces concerts qu’Ayu donne chaque année le soir du 31 décembre).
Comme vous pouvez le constater, le rythme donné à sa carrière est complètement démentiel, et sans équivalent dans nos contrées. 

Dans un pays où les chanteuses sont souvent considérées comme des kleenex jetables, la longévité d’Ayu relève presque de l’exploit. Certes, son succès connaît un net déclin depuis trois ou quatre ans, et ses ventes de disques baissent continuellement, mais elle demeure malgré tout une personnalité phare de la scène musicale japonaise. 

Ce succès est d’autant plus remarquable qu’Ayu accumule les handicaps : visage peu naturel (la faute à un abus de chirurgie esthétique destiné à l’occidentaliser), voix de canard souvent jugée insupportable, performances vocales en dents de scie, piètre talent de danseuse. Ayu, c’est le symbole de la réussite par le travail (voilà qui plairait à notre Président). D’ailleurs, elle écrit toutes les paroles de ses chansons, et parfois également les musiques.

C’est peut-être grâce à sa perpétuelle capacité de renouvellement, tant sur le plan physique (elle change de look comme de chemise) que musical (elle touche un peu à tous les genres) qu’Ayu parvient à demeurer sous les projecteurs. Pour vous la faire découvrir, j’ai choisi de vous montrer plusieurs vidéos. Il en existe tellement sur elle que le choix a été difficile. J’ai essayé d’en sélectionner des significatives pour vous montrer toutes les facettes de cette chanteuse caméléon. 

1) Voici d’abord le clip de sa chanson « Step you », sortie en 2005, dans lequel elle arbore pas moins de cinq looks différents. De la bonne Jpop pour qui aime le genre.



2) Ayu s’oriente parfois vers un registre plus « rock » et « bad girl », comme avec le titre « Because of you » dont voici une prestation live. Ayu y est entourée de sa troupe de danseurs en tenue légère (et oui, tous les Japonais ne sont pas aussi coincés qu’on pourrait le croire).
 


3) Mais Ayu officie également dans la catégorie « tube de l’été » puisqu’elle sort chaque année un single en période estivale. Voici « Fairyland », doté d’un clip neuneu dans lequel Ayu passe la majeure partie de son temps à danser sur la plage avec ses amis. Pas transcendant, mais la mer est bleue, les paysages sont beaux (le clip a été tourné à Hawaii), et ça sent les vacances !  



4) Selon moi, la longévité d’Ayumi s’explique en partie par le fait qu’elle est une bête de scène, une charismatique boule d’énergie. Elle passe plusieurs mois par an en tournée, et elle excelle dans ce domaine. Elle réussit en effet le tour de force de concilier grand show à l’américaine (elle copie d’ailleurs souvent Madonna) et atmosphère (relativement) intimiste. Elle a un très bon contact avec son public. Il faut dire qu’elle adore papoter avec lui et qu’elle possède de réels talents d’animatrice (elle a d’ailleurs présenté une émission TV pendant un moment).
Une autre caractéristique des concerts d’Ayu, ce sont les tenues extravagantes et souvent kitsch dont elle se pare : regarder un de ses shows, c’est comme assister au carnaval de Rio (ce qui est bien avec les Japonais, c’est qu’ils n’ont pas peur du ridicule).
Démonstration en images avec cet extrait de sa tournée 2005 (la chanson s’intitule « Boys and girls », c’est un de ses plus grands tubes). Admirez la tenue rose bonbon !

 
Un autre exemple ? Attention, le passage que vous allez voir est ultra-culte et totalement emblématique de la chanteuse. Il est tiré de son concert « A museum » de 2003.
 

5) Vous êtes toujours là ? Bravo, je suis impressionnée. J’ai omis de préciser le principal sur Ayumi : elle est la reine incontestée des ballades au Japon. Elle en a sorti des flopées, plutôt bonnes dans l’ensemble du reste. Voilà « Who » qui a longtemps clôturé ses spectacles. C’est la dernière chanson du concert « A museum » et Ayu (habillée plus sobrement, rassurez-vous) en profite pour remercier vingt fois son public, ses danseurs, ses musiciens, son staff, son chorégraphe etc. (comme chacun sait, les Japonais sont d’une exquise politesse). Le show se conclut par un rituel : Ayu pose son micro par terre, les lumières s’éteignent et elle remercie son public en criant « Arigatô gozaimashita ! ». Une séquence emblématique là aussi.
 


Voilà pour cette présentation d'Ayumi Hamasaki. Certains l'idôlatrent (elle possède de nombreux fans dans le monde entier, y compris en France), d'autres la vouent aux gémonies, mais elle ne laisse personne indifférent. J’avoue que je possède moi-même plusieurs de ses CD et DVD. Allez, je sors...

Rendez-vous bientôt avec la deuxième chanteuse !

par Caroline publié dans : J-pop
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Vendredi 22 juin 2007


Vous voulez découvrir la pop japonaise ("Jpop" pour les initiés) ? A vos risques et périls. D’abord parce que le japonais est loin d’être une langue harmonieuse à la première écoute (on s’habitue ensuite et certains, comme moi, finissent même par adorer, mais les débuts ne sont pas évidents !). Ensuite parce que si vous imaginez le Japon comme un monde à part, un haut lieu de raffinement, de culture et de sérénité, vous risquez de tomber de haut. L'industrie musicale là-bas est exactement la même qu'en Occident. On retrouve les mêmes courants musicaux (pop, rock, folk, techno, R'nB... il y a aussi des boy's band et des girl's band...), le même problème de l'effondrement des ventes de CD lié au téléchargement (légal ou illégal) et les mêmes dérives commerciales des maisons de disque. Beaucoup d'artistes n'ont qu'une seule finalité : rapporter le maximum d'argent possible à leur boîte. Le phénomène est particulièrement exacerbé au Japon avec l'existence des "idols", ces jeunes chanteuses lancées sur le marché musical en fanfare, surmédiatisées, pressées comme des citrons, et qui retombent dans l'oubli au bout de quelques mois, voire de quelques semaines ! Mais le tableau n'est pas tout noir : il y a d'excellentes choses au Pays du Soleil-Levant, et certains artistes valent vraiment le détour. D'ailleurs, je n'écoute pratiquement que de la musique japonaise.

J’avais à l’origine l’intention de faire un article sur ma chanteuse favorite, mais finalement j’ai décidé de vous en présenter deux, l’intérêt étant qu’elles sont aux antipodes l’une de l’autre. La première symbolise la Jpop commerciale dans toute sa splendeur. Elle vend des disques à la pelle, remplit des stades, est une icône publicitaire, a créé sa ligne de vêtements, pose toutes les semaines dans les magazines. Bref, une vraie star. La seconde, que je vous présenterai dans un autre article, refuse les compromis commerciaux. Elle connaît un succès beaucoup plus modeste, et celui-ci repose principalement sur sa voix hors du commun.

Je vous convie donc à un match entre deux chanteuses nippones diamétralement opposées !

par Caroline publié dans : J-pop
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