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Samedi 13 octobre 2007
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Dans l'Antarctique, une équipe de chercheurs découvre, enfouis sous la glace, les vestiges d'une civilisation éteinte depuis 900 000 ans. Dans une sphère reposent en hibernation deux individus masqués, un homme et une femme. Réanimée en premier, la femme, Eléa, est d’une beauté exceptionnelle, et Simon, un médecin français membre de l’expédition, tombe fou amoureux d’elle. Mais le cœur d’Eléa appartient à Païkan, resté 900 000 ans en arrière à Gondawa, leur pays éradiqué de la surface de la terre par un conflit meurtrier…
 

La nuit des temps, que j’ai choisi pour la première rencontre du Club des Théières, est un roman hybride dans la mesure où il mêle habilement science-fiction, réflexion philosophique et romance passionnée. Le tour de force de René Barjavel est de raconter une histoire fantastique sous l’angle du reportage scientifique (la précision des détails techniques confère une grande crédibilité au récit), tout en soignant la psychologie de ses personnages.

 

Le récit alterne entre les évènements présents (l’expédition polaire et la découverte de la civilisation disparue) et passés (la vie dans ladite civilisation puis sa destruction). C’est l’occasion pour Barjavel de dépeindre une société idéale et technologiquement très avancée, Gondawa, dans laquelle les hommes vivent dans le bonheur et l'abondance. Mais Gondawa est en guerre contre Enisoraï, situé à l'emplacement actuel de l’Amérique. L'utilisation de "l'Arme Solaire" par Gondawa signe sa fin : le continent est englouti, et seuls en réchappent le scientifique Coban et Eléa, protégés par leur abri souterrain. La destruction d’une civilisation aussi avancée que Gondawa permet à Barjavel de dénoncer la folie des hommes, assoiffés de pouvoir et toujours à deux doigts de s’autodétruire. Les parallèles avec le présent (le livre a été écrit en 1968) sont nombreux (guerre froide opposant l’Est à l’Ouest, arme nucléaire, manifestations pacifiques etc.), montrant par là que l’histoire se répète sans fin, et que l’espèce humaine ne tire pas de leçons de ses erreurs passées.

 

Mais le pilier de l’intrigue est l’histoire d’amour passionnée qui unit Eléa et Païkan, sorte de Roméo et Juliette à la sauce SF. Histoire à l'issue tragique qui ne manquera pas de bouleverser les âmes sensibles. 

 

Malgré des thèmes riches et un mélange des genres bien ficelé, je n’ai pas ressenti d’enthousiasme délirant à la lecture de ce pilier de la SF française. Peut-être parce que c’est un genre que j’apprécie peu, ou parce que je n’ai pas éprouvé de réelle sympathie pour les personnages (Simon en particulier manque de charisme, et la beauté époustouflante d’Eléa la rend presque inhumaine). J’ai bien aimé, sans plus. Pour découvrir cet auteur, je conseillerais plutôt de commencer par l’excellent Ravage.

Note : 7,5/10

par Caroline publié dans : Fantastique/Horreur/SF
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Mardi 13 février 2007


"Ceux qui regardent ces images sont condamnés à mourir dans une semaine, exactement à la même heure..."

Quatre adolescents ont regardé une mystérieuse cassette vidéo; ils sont tous morts au même moment une semaine plus tard. Le journaliste Kazayuki Asakawa, l'oncle de l'une des victimes, et son ami Ryuji visionnent également la cassette maudite. Ils ont désormais sept jours pour percer le secret de la malédiction et échapper ainsi à leur mort programmée...

Le japonais Koji Suzuki a bâti Ring sur une intrigue complexe et originale. En faisant d'une cassette vidéo, objet a priori banal, un instrument d'angoisse et de mort, il entraîne le lecteur dans une haletante course contre la montre.
Asakawa et Ryuji n'ont en effet qu'une semaine pour découvrir le sens des images énigmatiques de la cassette et échapper à leur destin. Leur enquête va les mener sur les traces du fantôme de Sadako Yamamura, personnage à la fois monstrueux et pathétique à l'origine de la malédiction. Les protagonistes, ambigus à souhait (surtout Ryuji), sont intéressants, et la fin du récit, particulièrement retorse, conclut en beauté cette intrigue passionnante.

Quelques réserves toutefois. Tout d'abord, le style est très froid et ne laisse guère de place à l'émotion, ce qui gâche un peu l'ambiance du roman. Le problème est peut-être dû à la traduction du japonais au français. Celle-ci n'est en effet guère soignée, comme en témoigne la multitude de fautes de frappe et d'orthographe qui parsèment le livre.

Deuxième bémol : j'ai vu le film "Ring" d'Hideo Nakata (à ne pas confondre avec son remake américain "Le cercle") avant de lire le livre. Il m'a tellement traumatisée (on ne regarde plus sa télévision du même oeil après, ceux qui ont vu le film me comprendront) que du coup je n'ai pas trouvé le roman si terrifiant que ça. Un conseil donc : lisez le livre avant de voir le film. Si vous aimez avoir peur, Ring devrait vous combler.

A noter que le roman est une trilogie : Ring est suivi de Double hélice et La boucle, mais le premier volume se suffit très bien à lui-même.

Note : 7,5/10

par Caroline publié dans : Fantastique/Horreur/SF
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Mardi 19 décembre 2006


Avril 1941. La Seconde Guerre Mondiale bat son plein. Installé dans un vieux château roumain avec sa garnison, le capitaine allemand Woermann voit ses hommes se faire exterminer l'un après l'autre par une puissance surnaturelle. Un détachement nazi commandé par le major SS Kaempffer, spécialiste des camps de la mort, vient à leur secours, ainsi qu'un vieux professeur juif féru de démonologie et sa fille. Mais le carnage continue et l'horreur ne cesse de s'amplifier.

Les premiers chapitres de La forteresse noire sont prometteurs. L'auteur instaure au fil des pages une atmosphère très angoissante. Il est vrai que le décor (un donjon sinistre perdu dans les brumes de Transylvanie qui devient rapidement un personnage à part entière) et le contexte historique lourd se prêtent particulièrement bien à ce type d'intrigue. Le massacre progressif des soldats est décrit avec habileté, et l'épouvante va crescendo.

Par malheur, la suite n'est pas aussi réussie. A partir du moment où la menace se dévoile sous les traits d'une créature nommée Molasar, le roman perd de sa force et fait nettement moins peur. L'histoire rentre dans un moule plus conventionnel, ce qui est assez décevant.

Des éléments originaux rehaussent toutefois l'intérêt de l'intrigue, à commencer par la confrontation tout au long du roman de deux hommes que tout oppose : le capitaine Woermann, humaniste dans l'âme, et le SS Kaempffer, chargé d'établir des camps d'extermination en Roumanie. Plus globalement, leur affrontement renvoie aux rapports équivoques et complexes entretenus par l'armée allemande avec les SS.

Le dilemme auquel est confronté le vieux savant juif, Cuza, est également intéressant : doit-il libérer le vampire de sa prison et s'allier avec lui pour vaincre Hitler ? Mais dans ce cas, le remède ne risque-t-il pas d'être pire que le mal ? Autant de questions qui donnent de la profondeur à ce qui n'aurait pu être qu'un banal roman horrifique.

Note : 7/10

par Caroline publié dans : Fantastique/Horreur/SF
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Auteurs de A à Z

ALCOTT, Louisa May : Derrière le masque
ALI, Monica : Sept mers et treize rivières
ALLENDE, Isabel : Le royaume du dragon d'or

ATKINSON, Kate :
- Dans les replis du temps
- Sous l'aile du bizarre
- La souris bleue
- Les choses s'arrangent mais ça ne va pas mieux
ATWOOD, Margaret : Captive

AUSTER, Paul : Mr. Vertigo

BARJAVEL, René : La nuit des temps
BERNARD, Tristan : citations 
BLIXEN, Karen : La ferme africaine

BONGRAND, Caroline : Pitch

BRADDON, Mary Elizabeth : Henry Dunbar

CHILDRESS, Mark : La tête dans le carton à chapeaux

CLARKE, Stephen : God save la France

COE, Jonathan : Testament à l'anglaise
COLLINS, Warwick : Fuckwoman

COLLINS, Wilkie : 
- Basil
- La dame en blanc 
- La Pierre de lune

CORLETT, William : Deux garçons bien sous tous rapports
DAHL, Roald : Kiss Kiss

DUCHATEAU, André-Paul :
- Les chemins de lune
- Le voleur d'âmes
ELLIS, Bret Easton : 
- Moins que zéro
- Lunar Park

ERRE, J.M. : Prenez soin du chien
FFORDE, Jasper : L'affaire Jane Eyre
GARCIA MARQUEZ, Gabriel : Journal d'un enlèvement
GAVALDA, Anna : Ensemble, c'est tout

GOMBROWICZ, Witold : Les envoûtés

GRAN, Iegor : O.N.G.!

HARRIS, Robert : Fatherland

HAYDER, Mo : Tokyo
HORNBY, Nick : Haute fidélité

JAMES, Henry : Washington Square

KENNEDY, Douglas : 
- Cul-de-sac
- Une relation dangereuse
- La femme du Ve

KOBO, Abé : La femme des sables 
LANG, Fritz : Les Araignées 
LEE, Harper : Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

McCANN, Colum : Danseur

McEWAN, Ian : Délire d'amour
MEYER, Stephenie : Fascination
NEMIROVSKY, Irène : Ida
NOTHOMB, Amélie :
- Le sabotage amoureux
-
Mercure
- Métaphysique des tubes
OATES, Joyce Carol : Les Chutes

PEREZ-REVERTE, Arturo : Le capitaine Alatriste

PERRY, Anne : Un étranger dans le miroir

PROULX, Annie : Brokeback mountain
ROWLING, J.K. : Harry Potter et les Reliques de la Mort
RUIZ ZAFON, Carlos : L'Ombre du vent
SAGAN, Françoise : Les faux-fuyants

SEBOLD, Alice : La nostalgie de l'ange

SINOUE, Gilbert : Le Livre de saphir

STACE, Wesley : L'infortunée

SUZUKI, Koji : Ring

TROYAT, Henri : Les Eygletière

URASAWA, Naoki : Monster

VAN CAUWELAERT, Didier : 
- Attirances
- L'éducation d'une fée
VIAN, Boris : J'irai cracher sur vos tombes

WEISBERGER, Lauren : Le Diable s'habille en Prada 
WHARTON, Edith :
- Xingu
- Le Temps de l'innocence
WILSON, Francis Paul : La forteresse noire

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